Nouveautés avril 2024

Tremble la nuit de Nadia TERRANOVA (8/02/2024)

Le 28 décembre 1908, un tremblement de terre détruit une partie de la Sicile et du Sud de l’Italie, causant la mort de milliers de personnes.
Au milieu des gravats, deux jeunes gens, Barbara et Nicola, tentent de survivre. À Messine, Barbara, qui rêvait d’étudier à l’université et d’écrire un roman, y voit presque une chance d’échapper au mariage que voulait lui imposer son père. Renonçant à partir à sa recherche, elle s’aventure seule dans la ville en ruine. De l’autre côté du détroit, à Reggio de Calabre, Nicola, fils du parfumeur Fera dont l’eau de bergamote embaume toute l’Italie, étouffait sous l’emprise d’une mère au bord de la folie, obsédée par le diable. Deux héros aux destins liés entre autres par une mystérieuse voyante à l’accent français…
C’est une Italie tiraillée entre deux époques que vient ébranler le séisme, dont Messine renaîtra grandie, tournant définitivement la page du XIXᵉ siècle.
Dans ce troisième roman, Nadia Terranova raconte sa terre natale en faisant le portrait de deux personnages malmenés par l’existence, évoluant parmi les ruines comme dans les arcanes du destin.

La grande A de Giulia CAMINITO (4/01/2024)

Seconde Guerre Mondiale, en Lombardie. Giada, 13 ans, petite fille maigrichonne au caractère bien trempé, vit chez sa tante à contrecœur. Depuis que sa mère Adi est partie faire fortune dans les colonies italiennes en Afrique, elle ne pense qu’à la rejoindre dans ce qu’elle appelle ‘‘la Grande A’’, une terre qu’elle imagine pleine de merveilles et de promesses. Mais la défaite de l’Italie fasciste et la difficile période de reconstruction ne cessent de retarder leurs retrouvailles. Jusqu’au jour où, enfin, cette mère idéalisée revient la chercher. À 17 ans, Giada embarque alors pour l’Érythrée. Rien n’est tel qu’elle l’avait imaginé mais la jeune fille apprécie sa nouvelle vie et elle rencontre le beau Giacomo, pour le meilleur et pour le pire. De la campagne lombarde à l’été sans fin d’Assab, Giada entame son grand voyage pour se trouver elle-même.
Le premier roman de Giulia Caminito, La Grande A est une fresque lumineuse et orageuse, à la saveur des grandes sagas familiales.

Un jour viendra de Giulia CAMINITO (4/03/2021)

À Serra de’ Conti, sur les collines des Marches italiennes, Lupo et Nicola vivent dans une famille pauvre et sans amour. Fils du boulanger Luigi Ceresa, le jeune Lupo, fier et rebelle, s’est donné pour mission de protéger son petit frère Nicola, trop fragile, trop délicat avec son visage de prince. Flanqués de leur loup apprivoisé, les deux frères survivent grâce à l’affection indestructible qui les unit. Leur destin est intimement lié à celui de Zari, dite Soeur Clara, née au lointain Soudan et abbesse respectée du couvent de Serra de’ Conti. Car un mensonge sépare les frères et un secret se cache derrière les murs du monastère. Alors que souffle le vent de l’Histoire, et que la Grande Guerre vient ébranler l’Italie, le jour viendra où il leur faudra affronter la vérité.
Dans une langue aussi tendre et rude que l’amour entre deux frères, Giulia Caminito donne voix à des personnages intenses en lutte face au chaos du monde.

L’eau du lac n’est jamais douce de Giulia CAMINITO (4/05/2023)

Notre mère ressemble à une héroïne de bande dessinée, à Anna Magnani au cinéma, elle braille, ne capitule jamais, cloue le bec à tout le monde. Mariano et moi sommes dans le couloir qui conduit aux chambres, culottes courtes et mollets raides, et sans ciller nous fixons notre peur : ne pas être comme Antonia, ne jamais être à la hauteur, ne remporter aucune bataille.“
Antonia, une femme fière et têtue, s’occupe d’un mari handicapé et de quatre enfants. Pauvre et honnête, elle ne fait pas de compromis et croit au bien commun. Pourtant, elle inculque à sa fille le seul principe qui vaille : ne compter que sur ses propres capacités. Et sa fille apprend : à ne pas se plaindre, à lire des livres, à se défendre, toujours hors de propos, hors de la mode, hors du temps. Mais sa violence, tapie tel un serpent, ne cesse de grandir.
Nous sommes en l’an 2000, les grandes batailles politiques et civiles n’existent plus, seul compte le combat pour affirmer sa place dans le monde.

Nouveautés mars 2024

La maitresse italienne de Jean Marie ROUART (4/01/2024)

Belle, jeune, légère, la comtesse Miniaci est au cœur d’une énigme historique de première grandeur. Quel fut son rôle dans l’évasion épique de Napoléon de l’île d’Elbe ? Sans elle, l’Empereur n’aurait pu tromper la surveillance de tous ceux qui guettaient le moindre de ses mouvements. Particulièrement le jeune colonel Neil Campbell, chargé par les Anglais d’empêcher sa fuite. Dans quelle mesure la passion de l’officier britannique pour la belle Florentine a-t-elle permis de déjouer les plans des puissances alliées engagées au congrès de Vienne dans des négociations aussi âpres le jour qu’agrémentées, la nuit, de fêtes, de complots et d’intenses échanges amoureux ? Cette passion torride entre le colonel et la séduisante comtesse ne fut-elle pas un piège ? Et tendu par qui ? Seule certitude, sans la comtesse Miniaci la formidable épopée des Cent-Jours, l’invasion d’un pays par un seul homme, n’eût pas été possible.

le cinéma néoréaliste italien

 le mercredi 3 avril, à 18h30, au Foyer du Centre Pierre-Cardinal

 Conférence donnée par Fabrice Calzettoni, historien du cinéma, responsable de la médiation culturelle à l’Institut Lumière de Lyon.

Il reste encore demain

du 30 mars au 2 avril 2024

De Paola Cortellesi

Avec Paola CortellesiValerio MastandreaRomana Maggiora Vergano

Mariée à Ivano, Delia, mère de trois enfants, vit à Rome dans la seconde moitié des années 40. La ville est alors partagée entre l’espoir né de la Libération et les difficultés matérielles engendrées par la guerre qui vient à peine de s’achever. Face à son mari autoritaire et violent, Delia ne trouve du réconfort qu’auprès de son amie Marisa avec qui elle partage des moments de légèreté et des confidences intimes. Leur routine morose prend fin au printemps, lorsque toute la famille en émoi s’apprête à célébrer les fiançailles imminentes de leur fille aînée, Marcella. Mais l’arrivée d’une lettre mystérieuse va tout bouleverser et pousser Delia à trouver le courage d’imaginer un avenir meilleur, et pas seulement pour elle-même.

Continuer la lecture de Il reste encore demain

Seconde jeunesse (Astolfo)

dates de programmation non encore définies

Comédie, romance de Gianni DI GREGORIO (2023) durée 1h31

Avec Gianni Di Gregorio, Stefania Sandreli, Alfonso Santagata

Astolfo, professeur à la retraite, doit quitter son appartement romain, expulsé par la propriétaire. Désargenté, il décide de retourner au village de ses ancêtres, pour habiter le palais familial en ruine, vestige d’un patrimoine que chacun tente d’accaparer.

Continuer la lecture de Seconde jeunesse (Astolfo)

L’IMMENSITA

du 3 au 6 février 2024

D’Emanuele CRIALESE (2022) avec : Penelope CRUZ, Vincenzo AMATO, Luana GIULIANI
Rome dans les années 1970. Dans la vague des changements sociaux et culturels, Clara et Felice Borghetti ne s’aiment plus mais sont incapables de se quitter. Désemparée, Clara trouve refuge dans la relation complice qu’elle entretient avec ses trois enfants, en particulier avec l’aînée née dans un corps qui ne lui correspond pas.
Faisant fi des jugements, Clara va insuffler de la fantaisie et leur transmettre le goût de la liberté, au détriment de l’équilibre familial…

Continuer la lecture de L’IMMENSITA

Nouveautés janvier 2024

Le Turquetto de Metin ARDITI (1/8/2011)

Se pourrait-il qu’un tableau célèbre – dont la signature présente une anomalie chromatique – soit l’unique oeuvre qui nous reste d’un des plus grands peintres de la Renaissance vénitienne : un élève prodige de Titien, que lui-même appelait « le Turquetto » (le petit Turc) ?
Metin Arditi s’est intéressé à ce personnage. Né de parents juifs en terre musulmane (à Constantinople, aux environs de 1519), ce fils d’un employé du marché aux esclaves s’exile très jeune à Venise pour y parfaire et pratiquer son art. Sous une identité d’emprunt, il fréquente les ateliers de Titien avant de faire carrière et de donner aux congrégations de Venise une œuvre admirable nourrie de tradition biblique, de calligraphie ottomane et d’art sacré byzantin. Il est au sommet de sa gloire lorsqu’une liaison le dévoile et l’amène à comparaître devant les tribunaux de Venise…

Commandant de Sandro VERONESI et Eduardo DE ANGELIS (27/9/2023)

Gibraltar, 3 octobre 1940. Salvatore Todaro, le Commandant du Cappellini, sous-marinier de la Marine italienne, doit décider de la profondeur de navigation. Franchir le détroit de Gibraltar expose au plus grand des dangers, les Anglais tirent en continu. Mais Todaro a l’habitude des missions périlleuses. Et celle-ci n’est pas des moindres : tendre une embuscade au milieu de l’Atlantique. Après des jours d’ennui et de diagonales inutiles, un navire est enfin repéré.
Un cargo commercial. Il navigue dans la zone identifiée, tous feux éteints. Son pavillon demeure invisible. Mais l’Enseigne de vaisseau distingue un canon sur son pont. Todaro n’hésite pas : il le torpille. Bientôt, des ennemis rejoignent le périmètre du sous-marin à la nage.  » Commandant, qu’est-ce qu’on fait ?  » . Cette question, Todaro se la pose depuis des jours. Il prend alors la décision, enfreignant tous les ordres reçus, de secourir ceux qui étaient jusqu’à présent des adversaires et qu’il considère désormais comme des naufragés.

Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants de Mathias ENARD (15/8/2010)

En débarquant à Constantinople le 13 mai 1506, Michel-Ange sait qu’il brave la puissance et la colère de Jules II, pape guerrier et mauvais payeur, dont il a laissé en chantier l’édification du tombeau, à Rome. Mais comment ne pas répondre à l’invitation du sultan Bajazet qui lui propose- après avoir refusé les plans de Léonard de Vinci, – de concevoir un pont sur la Corne d’Or ?
Ainsi commence ce roman, tout en frôlements historiques, qui s’empare d’un fait exact pour déployer les mystères de ce voyage.
Troublant comme la rencontre de l’homme de la Renaissance avec les beautés du monde ottoman, précis et ciselé comme une pièce d’orfèvrerie, ce portrait de l’artiste au travail est aussi une fascinante réflexion sur l’acte de créer et sur le symbole d’un geste inachevé vers l’autre rive de la civilisation.

Le chant des innocents de Piergiorgio Pulixi (17/08/2023)

Lorsque la police arrive, la scène du crime est glaçante : 85 coups de couteau et une gamine de treize ans. Mais ce n’est pas la victime… c’est la meurtrière. Elle est restée là, le poignard encore levé, un sourire diabolique aux lèvres. Quand d’autres crimes violents sont commis par des jeunes collégiens, l’inspectrice Teresa Brusca demande au commissaire Strega, suspendu suite à un ”accident”, d’enquêter officieusement avec elle. Très vite, Strega a l’intuition que ces adolescents tueurs sont unis par un secret. Mais lui aussi a sa part d’ombre. Brillant policier, il est obsédé par un besoin inassouvi de justice qui le met parfois en rage. Face à ces crimes d’enfants, il est prêt à tout pour apaiser en lui le chant assourdissant des victimes.
Cette première enquête de Vito Strega est un page-turner efficace et implacable qui joue avec les nerfs du lecteur et interroge les notions de bien et de mal.

Nouveautés décembre 2023

La maison aux lumières de Donato CARRISI

Dans une vieille bâtisse isolée en Toscane, une fillette souffre de maux bien étranges… Lors de phases de transe, Eva semble habitée par le mal et obéit aux ordres d’un ami imaginaire inquiétant.
C’est en tout cas ce que rapporte sa jeune fille au pair à Pietro Gerber, illustre hypnotiseur pour enfants. Ce dernier, traumatisé par sa précédente affaire, hésite à prendre en charge cette patiente.
Mais au cours de leurs séances, elle dissémine des indices sur une histoire qui ronge Gerber depuis des décennies : la disparition brutale de son ami, survenue dans son enfance.
Comment peut-elle être au courant de détails que même Gerber a enfouis en lui ? En sondant les affres de la mémoire d’Eva, Pietro Gerber va être victime d’un jeu de piste dangereux, qui l’obligera à se confronter à ses pires démons.

Au grand jeu du destin, Mimo a tiré les mauvaises cartes. Né pauvre, il est confié en apprentissage à un sculpteur de pierre sans envergure. Mais il a du génie entre les mains.
Toutes les fées ou presque se sont penchées sur Viola Orsini. Héritière d’une famille prestigieuse, elle a passé son enfance à l’ombre d’un palais génois. Mais elle a trop d’ambition pour se résigner à la place qu’on lui assigne.
Ces deux-là n’auraient jamais dû se rencontrer. Au premier regard, ils se reconnaissent et se jurent de ne jamais se quitter. Viola et Mimo ne peuvent ni vivre ensemble, ni rester longtemps loin de l’autre. Liés par une attraction indéfectible, ils traversent des années de fureur quand l’Italie bascule dans le fascisme. Mimo prend sa revanche sur le sort, mais à quoi bon la gloire s’il doit perdre Viola ?
Un roman plein de fougue et d’éclats, habité par la grâce et la beauté.

Le portrait de mariage de Maggie O’FARRELL

Après Hamnet, Maggie O’Farrell nous entraîne dans la Renaissance italienne pour redonner vie à une femme libre, rebelle, incomprise. Portée par une écriture d’une beauté inouïe, une œuvre lumineuse et poignante.
C’est un grand jour à Ferrare. On y célèbre les noces du duc Alfonso et de Lucrèce de Médicis. La fête est extravagante et la foule n’a d’yeux que pour le couple.
La mariée a quinze ans. Rien ne l’avait préparée à ce rôle. Elle n’était que la troisième fille du grand duc de Toscane, la discrète, la sensible, celle dont ses parents ne savaient que faire. Mais le décès soudain de sœur aînée a changé son histoire.
La fête est finie, Lucrèce est seule dans un palais immense et froid. Seule face aux intrigues de la cour. Seule face à cet homme aussi charismatique que terrifiant qu’est son mari.
Et tandis que Lucrèce pose pour le portrait de mariage qui figera son image pour l’éternité, elle voit se dessiner ce que l’on attend d’elle : donner vie à un héritier. Son propre destin en dépend…